Chère Madame, cher Monsieur,

Depuis quelques semaines, si les désaccords persistent toujours à l’Assemblée Nationale, celle-ci semble enfin se dégager de l’immobilisme pour reprendre pleinement son rôle : débattre, construire, proposer et voter.
Jamais sous la cinquième République le rôle du Parlement n’aura été si déterminant.

En effet, le débat budgétaire qui s’ouvre est décisif. D’abord parce que le redressement des comptes publics est devenu urgent. Ensuite parce que, pour la première fois depuis trois ans, le Gouvernement a renoncé à utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour l’adoption du budget.

Ce qui devait donc augurer un retour à la responsabilité collective ne semble toutefois pas convenir à tous les groupes politiques, en particulier ceux dont l’appétit à bordéliser toujours davantage nos institutions semble insatiable. En effet, le RN et La France Insoumise se sont une nouvelle fois illustrés par leurs incohérences. Quand les premiers ont voté 35 milliards d’euros d’impôts supplémentaires sur les entreprises et les ménages pour ensuite s’y opposer, les seconds sont allés jusqu’à voter contre la suspension de la réforme des retraites qu’ils réclament depuis des mois.

Pour ma part, comme je m'y étais engagé, j'ai fait le choix de la responsabilité budgétaire en oeuvrant au compromis, bien conscient qu’aucun groupe politique n’est en mesure d’imposer son programme.

Dans le contexte actuel, il est fondamental de doter notre pays d'un budget. Je continuerai donc d'y oeuvrer dans les semaines à venir.
Parce que seul le dynamisme économique permet de garantir la pérennité de notre modèle social et parce que chacun doit être en mesure de contribuer à la solidarité nationale, il est primordial de préserver nos politiques publiques en faveur de l’insertion.

C’est pourquoi j’ai récemment pu rencontrer des associations de l’agglomération de Niort, telles qu’IPSO II ou Nature Solidaire, qui contribuent au retour à l’emploi, Action inclusive qui sensibilise nos jeunes à une citoyenneté active et démocratique ou encore le Cabas Solidaire qui lutte contre l’exclusion.

Convaincu que leur action est essentielle, je me suis opposé dans le cadre du PLF aux économies proposées sur l’insertion et plus particulièrement sur le soutien à l’apprentissage.
Fleuron agricole historique de notre Département, en particulier sur le territoire de Gâtine, nos vergers souffrent cette année d’une récolte dont la production est en baisse de 30% à 50%.

La rencontre avec des arboriculteurs n’a fait que confirmer la gravité de la situation : face à des règles du jeu qui ne sont plus les mêmes pour tous les agriculteurs d'Europe, les solutions simplistes ne font plus le poids et c’est tout un pan de notre agriculture qui risque de disparaitre.

Conjointement avec nos Sénateurs, nous avons donc interpelé la Ministre de l’Agriculture, pour l’alerter sur la situation de la filière arboricole en Deux-Sèvres, qui emploie près de 800 ETP.

Une alerte essentielle pour que le 70e anniversaire de Pomm’expo ne soit pas l’un des derniers.
La Justice est un pilier de la République. Garante de ce savant équilibre entre la poursuite de l’intérêt général et la garantie des droits individuels, il est primordial qu’elle soit accessible au plus grand nombre et dans les meilleures conditions. Devant l’augmentation du nombre de recours, l’inauguration denouveaux locaux pour le Tribunal de Niort est déterminante, tout comme l’accueil de 6 magistrats, 7 greffiers et 5 attachés de justice supplémentaires à laquelle tout le territoire a contribué et qui a vocation à permettre de diminuer les délais contentieux et d’améliorer la prise en charge des justiciables.
Parce que vivre en sécurité est la première des libertés, j’ai tenu à me rendre à l’inauguration de l’extension du Centre de Première Intervention des sapeurs-pompiers à Brûlain ainsi qu’à celle des nouveaux locaux de la Protection Civile qui constituent des progrès déterminant pour assurer la sécurité de nos concitoyens et garantir les meilleures conditions de travail à tous celles et ceux qui nous protègent chaque jour. Deux inaugurations donc en attendant prochainement celle de la nouvelle brigade d’Echiré pour laquelle nous restons collectivement mobilisés.
La défense des droits des femmes et la promotion de l'égalité constituent des défis majeurs à relever.

A ce titre, dans le cadre de l’opération Octobre Rose, j’ai souhaité rencontrer Soroptimist, les PrinSEINSes ou encore le Centre d’information des droits des femmes et des familles pour aborder ensemble les moyens d’améliorer la lutte contre les violences faites aux femmes, ou encore pour offrir aux femmes un meilleur accès aux mammographies dans les Deux-Sèvres à propos duquel j’ai notamment interpelé la Ministre de la Santé.

Chaque jour, 2 000 Français fêtent leurs 60 ans, alors que seulement 1 800 viennent au monde. C’est dire l’ampleur du défi démographique qui se présente à nous et qu’il nous faut relever.

A Niort, la deuxième édition de la Fête des familles nous a ainsi rappelé l'importance du rôle du tissu associatif et de l'UDAF qui accompagnent toutes les familles face aux difficultés du quotidien, tout comme les 80 ans de la CAF nous ont permis de célébrer les 80 ans de la sécurité sociale. Un modèle de solidarité dont la pérennité est directement corrélée à une politique familiale volontariste pour lutter contre ce déséquilibre et qui reste à reconstruire.
Née au début des années 1980 pour faire face aux difficultés des quartiers les plus pauvres de France, depuis une vingtaine d’année, la politique de la Ville porte l'ambition de rétablir l’égalité réelle là où elle s’est effondrée.

Véritable vecteur de justice sociale, des moyens conséquents y sont consacrés chaque année. En 2025, on parle de pas moins de 609 millions d’euros pour le pays, dont 1,3 millions d’euros pour l’agglomération de Niort.
Pourtant, les inégalités perdurent. Le taux de pauvreté y dépasse 40 %. Seulement 61% y ont un véhicule contre 83 % dans le reste de l’agglomération ; 36 % ont un emploi stable, contre 67 % sur le reste du territoire et le constat est le même pour l’accès aux soins.

C’est dans ce contexte que j’ai souhaité interpeler la Ministre de la Ville sur deux leviers déterminants afin d'éviter que ces fractures ne se creusent.

Le premier concerne la prévention spécialisée que l’Etat a confié aux départements et qui vient en complément de la politique de la ville tout en contribuant à la protection de l’enfance ainsi qu’à la prévention de la délinquance, mais dont l’application demeure malheureusement aléatoire, inégale, voire marginalisée au gré des orientations politiques des différents conseils départementaux.

Le second concerne la requalification urbaine en ce que la qualité du cadre de vie, la présence d’activités associatives ou économiques, la mixité et l’ouverture sur le reste de la ville constituent des éléments clefs de développement pour ces quartiers. Or, ces travaux reposent directement sur les engagements financiers de l’État (via l’ANRU) qui ont pris du retard au gré des aléas politiques de ces dernières années.

Retrouvez l'intégralité de mon intervention et la réponse de la Ministre ici
Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026 prévoyait dans sa version initiale de sur-fiscaliser sur les complémentaires santé. Une nouvelle taxe qui aurait évidemment été immédiatement répercutée sur les cotisations des assurés, déjà en hausse de 2 à 8 % par an ces dernières années. Dans un contexte où 30 % des Français renoncent ou retardent des soins pour raisons financières, j’ai considéré qu’il était irresponsable d’ajouter une charge supplémentaire.

C’est la raison pour laquelle j’ai porté un amendement supprimant cette mesure avec un objectif clair : protéger le pouvoir d’achat des ménages et garantir l’égalité devant l’accès aux soins.
Cet amendement a été largement adopté, laissant ainsi augurer que le renforcement de la prévention et une lutte plus efficace contre la fraude étaient des leviers à activer prioritairement pour contribuer à l’équilibre budgétaire de la sécurité sociale.

L’examen du PLFSS étant encore actuellement en cours au Sénat avant de revenir à l’Assemblée, je reste donc mobilisé pour que nous n’impactions pas cet élément essentiel de notre modèle universaliste de solidarité face à l’accès aux soins ne soit pas impacté.

Retrouvez l'intégralité de mon intervention.
Voilà maintenant plusieurs années que nous constatons une offre locative trop faible, que l’accès à la propriété est devenu plus difficile et que l’investissement locatif est en berne.

Autant de sujets que j’ai pu aborder avec le Ministre du Logement, comme celui du statut de bailleur privé, de la fiscalité foncière ou encore de l’impact de l’entrée en vigueur des obligations de décence énergétique au titre du Diagnostic de Performance Energétique (DPE).

Notre échange a ainsi permis de revenir sur la proposition de loi que j’ai portée fin 2024, adoptée en commission et au Sénat, qui pourrait revenir prochainement en séance publique.
L’enjeu est crucial puisque sans prise en compte rapide de ces situations dans lesquelles les travaux de rénovation sont rendus impossibles, ce sont plus de 600 000 logements qui pourraient sortir du parc locatif.

Devant la pénurie de biens mis à la location, il s’agit là d’un levier majeur pour maintenir le cap de la transition écologique, mieux protéger les locataires et tenir compte des difficultés auxquelles les propriétaires peuvent être confrontés.
Les discussions continuent donc pour aboutir à un compromis à la hauteur de l’urgence de la situation.
Chaque Député a la possibilité d'adresser officiellement des questions écrites aux Ministres afin de les alerter à propos de difficultés constatées en lien avec leurs compétences ministérielles ou de connaître leurs projets de réformes sur des sujets donnés. J'ai adressé, sous la 17ème législature, 16 questions écrites au Gouvernement, sur des sujets aussi divers que l'agriculture, le travail, l'énergie, le logement, le handicap, l'accès aux soins ou l'éducation.

Voici ci-dessous certaines d'entre elles, ainsi que les réponses qui m'ont été faites, que vous pouvez également retrouver sur le site de l'Assemblée nationale.
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